Boulogne-Billancourt : lire les diagnostics des appartements à l’échelle des copropriétés

Publié le 7 octobre 2026 10 min de lecture

Au 7 octobre 2026, l’analyse locale repose sur une extraction ADEME du 28 septembre contenant 39 647 diagnostics enregistrés à Boulogne-Billancourt. Les données décrivent les étiquettes et le bâti diagnostiqué, sans fournir de ventilation entre diagnostics collectifs et individuels.

Boulogne-Billancourt : lire les diagnostics des appartements à l’échelle des copropriétés — Boulogne-Billancourt

39 647 diagnostics enregistrés composent la dernière photographie officielle utilisée pour Boulogne-Billancourt, analysée au 7 octobre 2026 à partir de l’extraction ADEME du 28 septembre. Pour lire ces données sous l’angle des appartements et des copropriétés, une distinction commande toute l’analyse : un enregistrement n’équivaut pas nécessairement à un logement unique, et les faits disponibles ne séparent pas les diagnostics collectifs des diagnostics individuels. L’actualité est donc celle de la mise à jour du corpus local, non celle d’un événement municipal. Les résultats permettent de décrire les étiquettes présentes, l’ancienneté du bâti et plusieurs repères énergétiques, mais pas d’attribuer un bilan précis à chaque copropriété de la commune.

39 647 diagnostics : quel périmètre pour parler des copropriétés ?

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Boulogne-Billancourt
A40
B890
C10 046
D12 095
E10 499
F3 945
G2 132
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Le périmètre correspond à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, sous le code INSEE 92012. Le jeu local retient une population communale de référence de 119 019 habitants. Ces deux informations situent l’extraction ; elles ne permettent pas de convertir son volume en nombre de logements ou de copropriétés. Un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Par ailleurs, aucune répartition par statut de propriété n’est fournie. Une lecture centrée sur la copropriété doit donc garder ce cadre explicite : les chiffres portent sur des diagnostics enregistrés dans la commune, et non sur un inventaire dédoublonné des appartements, des immeubles ou de leurs propriétaires. Cette réserve accompagne chacun des pourcentages présentés.

  • Date de publication de l’analyse : 7 octobre 2026 ; dernière extraction ADEME utilisée : 28 septembre 2026.
  • Unité de comptage : le diagnostic enregistré, avec la possibilité de plusieurs enregistrements pour un même logement.
  • Ventilations non fournies : diagnostics collectifs et individuels, logements uniques et nombre de copropriétés.

Du collectif à l’appartement : deux lectures que le corpus ne sépare pas

La question centrale pour une copropriété est celle de l’échelle à laquelle un résultat peut être lu. Or les faits fournis ne précisent ni le nombre de diagnostics collectifs ni celui des diagnostics individuels. Ils ne donnent pas davantage de correspondance entre un enregistrement concernant un immeuble et les enregistrements de ses appartements. Il serait donc infondé de présenter les 39 647 diagnostics comme autant de DPE individuels, ou d’en extraire un nombre de bâtiments évalués collectivement. La lecture proposée conserve cette absence de ventilation comme une limite structurante. Les totaux renseignent le corpus communal, sans établir comment les différents niveaux d’observation s’y répartissent ni comment ils s’articulent.

Pour un lecteur qui cherche à situer un appartement, la conséquence est concrète : la fréquence communale d’une étiquette ne suffit pas à caractériser ce logement. Pour celui qui s’intéresse à une copropriété entière, elle ne constitue pas non plus une note collective de référence. Les données disponibles ne permettent pas de mesurer les écarts entre appartements d’un même immeuble, ni de rapprocher leurs résultats d’un éventuel diagnostic collectif. Elles offrent un contexte local, pas une équivalence entre les échelles. C’est sous cette réserve que les répartitions énergétiques peuvent éclairer la lecture d’un résultat particulier, sans remplacer les informations propres au bien ou à l’immeuble concerné.

6 077 diagnostics F ou G : une proportion, pas un décompte d’appartements

Les étiquettes F et G réunissent 6 077 diagnostics, soit 15,3 % des enregistrements locaux. Dans le détail, F compte 3 945 diagnostics, représentant 10,0 % du total, et G en compte 2 132, soit 5,4 %. La proportion agrégée publiée doit être conservée telle quelle : les pourcentages affichés séparément sont arrondis et leur addition ne reproduit pas nécessairement celle du regroupement. Pour l’analyse des copropriétés, ces effectifs signalent la présence de résultats énergétiques F et G dans le corpus communal. Ils ne mesurent toutefois ni le nombre d’appartements uniques concernés, ni celui des immeubles où ces étiquettes apparaissent, ni leur concentration au sein d’une copropriété donnée.

L’étiquette E représente de son côté 10 499 diagnostics, soit 26,5 % des enregistrements. Les autres résultats se répartissent entre A, avec 40 diagnostics et 0,1 %, B, avec 890 et 2,2 %, C, avec 10 046 et 25,3 %, puis D, avec 12 095 et 30,5 %. Cette distribution décrit la diversité des résultats présents dans la base. Elle ne peut pas être transformée en distribution des seules copropriétés, faute de ventilation correspondante. De même, la place de D dans le total n’autorise pas à qualifier un appartement sans son résultat propre. La commune fournit ici un cadre statistique de comparaison, et non une étiquette par défaut pour son parc immobilier.

  • F et G : 6 077 diagnostics enregistrés, soit 15,3 % du total local, sans décompte de logements uniques.
  • E : 10 499 diagnostics enregistrés, soit 26,5 %, sans répartition entre appartements et autres biens.
  • A à D : des résultats présents dans le corpus, sans correspondance fournie avec des copropriétés identifiées.

67,2 % de bâti antérieur à 1975 : replacer l’immeuble dans son contexte

L’ancienneté apporte un second éclairage à cette lecture par immeuble. La période dominante est celle d’avant 1948, avec 35,5 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs fournis mentionnent également 35,5 % pour le bâti antérieur à 1949, 67,2 % pour celui antérieur à 1975 et 86,1 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces repères décrivent le bâti représenté dans les données ; ils ne constituent pas un recensement des copropriétés par année de construction. Les formulations des seuils doivent aussi rester visibles, notamment entre la période dominante « avant 1948 » et l’indicateur « antérieur à 1949 », plutôt que d’être fusionnées sous une date unique.

Cette ancienneté ne démontre pas, à elle seule, une cause des étiquettes observées. Aucun croisement entre période de construction et classe énergétique n’est fourni, pas plus qu’un détail par copropriété. On ne peut donc pas affirmer que les diagnostics F ou G correspondent principalement aux immeubles les plus anciens, ni attribuer une performance à un appartement à partir de la seule époque de son bâtiment. La conséquence méthodologique est de maintenir deux lectures parallèles : l’une décrit les périodes du bâti, l’autre la répartition des diagnostics par étiquette. Les rapprocher pose une question d’analyse ; cela ne produit pas une relation mesurée dans les données disponibles ici.

1,3 % de maisons : un indice à manier sans déduire un total de copropriétés

La part fournie pour les maisons individuelles est de 1,3 %. Cette faible représentation donne toute sa pertinence à une lecture attentive aux appartements, mais elle ne suffit pas à chiffrer les copropriétés. Les faits autorisés ne décrivent pas la composition détaillée du reste du corpus et ne donnent pas son statut de propriété. Déduire automatiquement un pourcentage de logements en copropriété reviendrait donc à ajouter une information absente. La surface médiane de 49 m² constitue un autre repère local, sans être présentée comme une médiane propre aux appartements ou aux diagnostics individuels. Elle doit rester attachée au périmètre pour lequel elle est fournie, sans changement implicite de population.

Les indicateurs énergétiques appellent la même discipline de lecture. La consommation médiane est de 229 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé atteint 920 €. Ces valeurs ne décrivent pas nécessairement un même appartement et ne constituent pas le profil d’un bien type que l’on pourrait reconstituer en associant toutes les médianes. Il serait notamment trompeur d’attribuer automatiquement le coût indiqué à un appartement de 49 m² ou d’en faire un montant propre à une copropriété. Le qualificatif « estimé » reste attaché au coût annuel. Aucun détail fourni ne permet de décliner ces repères selon l’étiquette énergétique, la période du bâti ou le caractère collectif ou individuel du diagnostic.

19 968 diagnostics au gaz naturel, sans ventilation collective ou individuelle

Le gaz naturel est le chauffage principal mentionné dans l’extraction, avec 19 968 diagnostics. Pour l’angle copropriété, ce chiffre soulève immédiatement une question d’échelle, mais n’y répond pas : les faits ne précisent pas quelle part relève d’une organisation collective ou individuelle du chauffage. Il ne faut donc pas confondre le nombre de diagnostics où le gaz apparaît avec un nombre de chaufferies, d’immeubles ou d’installations distinctes. Le risque de double comptage des logements vaut aussi pour cet indicateur. Il renseigne la présence du gaz naturel dans les enregistrements, sans fournir une carte des équipements des copropriétés ni une ventilation de leurs modes de fonctionnement.

Aucun croisement n’est disponible entre gaz naturel, classe énergétique, surface et ancienneté. Le volume de diagnostics associé à cette énergie ne prouve donc pas qu’elle explique la proportion locale de F ou de G. Il ne permet pas davantage de calculer un coût médian propre aux appartements chauffés au gaz. Pour comprendre une copropriété particulière, les statistiques communales laissent ainsi plusieurs questions ouvertes : quelle échelle décrit le diagnostic, quelle énergie y figure et à quel périmètre s’applique le résultat ? L’extraction apporte des repères séparés sur ces sujets, mais ne fournit pas les liens nécessaires pour établir un diagnostic technique commun à l’ensemble des immeubles de Boulogne-Billancourt.

Trapèze, Les Princes Marmottan et inondation : situer sans noter les copropriétés

Les secteurs IRIS analysés comprennent Trapèze, Les Princes Marmottan, Mail Maréchal Juin, République Point du Jour et Jean-Baptiste Clément. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucun effectif ni d’aucune répartition énergétique sectorielle. On ne peut donc pas les ordonner selon leur proportion de diagnostics F ou G, leur consommation ou l’ancienneté de leurs copropriétés. La liste précise seulement les secteurs considérés. Pour un appartement situé dans l’un d’eux, la répartition communale reste une donnée communale : elle ne devient pas, par proximité géographique, une mesure de son secteur ou de son immeuble. Cette distinction évite de fabriquer des contrastes locaux que les faits fournis ne documentent pas.

Géorisques recense trois familles de risques : inondation, phénomène lié à l’atmosphère et transport de marchandises dangereuses. Les données indiquent également une zone sismique 1, « TRES FAIBLE », et un potentiel radon de 1. Ces informations doivent rester distinctes des résultats énergétiques. Elles ne donnent ici ni localisation détaillée par copropriété, ni niveau d’exposition propre à un appartement, ni correspondance avec les secteurs IRIS cités. Rien ne permet donc d’associer un risque particulier à Trapèze ou à Jean-Baptiste Clément sur la seule base de cette liste. La lecture locale juxtapose un contexte de risques et un corpus énergétique ; elle ne démontre pas de relation entre les deux.

Location et vente : ne pas appliquer le même cadre à tous les biens

Les conséquences réglementaires doivent être exposées sans transformer les effectifs de diagnostics en nombres de biens directement concernés. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Ces repères donnent une portée concrète aux étiquettes, y compris pour la lecture des résultats d’un appartement. Toutefois, les 2 132 diagnostics G de la base ne représentent pas nécessairement autant de logements uniques, et les faits ne précisent pas combien concernent un nouveau bail. Il serait donc inexact d’en tirer un décompte local de situations locatives.

L’audit énergétique réglementaire relève d’un périmètre différent : il concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E dans ce champ depuis le 1er janvier 2025. Cette règle ne doit pas être étendue, à partir des seuls faits fournis, à la vente de tout appartement en copropriété. Elle ne donne pas non plus le nombre d’audits concernés à Boulogne-Billancourt. Au terme de cette lecture, l’apport de l’extraction est précisément circonscrit : décrire les diagnostics locaux et leurs principaux repères, tout en laissant ouverts le décompte des logements uniques et la comparaison entre résultats collectifs et individuels.

  • Pour la location : conserver le périmètre du nouveau bail et les échéances énergétiques indiquées, sans compter les diagnostics comme des logements uniques.
  • Pour la vente : distinguer les maisons individuelles et immeubles en monopropriété du sujet des appartements en copropriété.
  • Pour l’analyse d’un immeuble : ne pas assimiler les statistiques communales à son résultat collectif ou à celui de ses appartements.

Questions fréquentes

Les 39 647 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Boulogne-Billancourt ?

Non. La base compte des diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Aucun nombre de logements uniques ni de copropriétés distinctes n’est fourni.

Peut-on comparer les diagnostics collectifs et individuels avec ces chiffres ?

Non. Les faits disponibles ne donnent pas de ventilation entre diagnostics collectifs et individuels, ni de correspondance entre les résultats d’un immeuble et ceux de ses appartements.

Quelle est la part des étiquettes E, F et G dans le corpus local ?

E représente 10 499 diagnostics, soit 26,5 %. F et G réunissent 6 077 diagnostics, soit 15,3 %. Ces proportions concernent les enregistrements, pas un décompte de logements uniques ou de seuls appartements en copropriété.

Sources officielles

Demander un devis gratuit